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Politique Jeunesse et éducation populaire

Mis en ligne dernièrement :

Pour une culture de la participation C'est avec satisfaction que j'ai lu, il y a déjà quelques temps, ce guide réalisé par Pierre Mahey. Tous ceux qui ne savent pas comment déclencher une réelle démarche participative digne de ce nom ...

L'invention de l'adolescence De la crise d"adolescence à l"âge de tous les possibles , notre perception contrastée de l"adolescence est très largement héritée des discours du XIXème siècle. Les travaux d"Agnès Thiercé, ...

Obéir ou vivre libre ? Ce sondage réalisé par la Fondation de l'innovation politique avait posé, en 2007, la question ci-dessus à des jeunes de 16 à 29 ans. Le tableau se lit simplement, et le ratio que l'on trouve en fi...

Prévenir ou stigmatiser ? Au même titre que l'on place le lien social ou la citoyenneté à toutes les sauces dans les projets d'établissements, sociaux ou pédagogiques, la prévention concernant les problématiques de la santé...

Manuel de l'animateur social "J"étais le genre de m me qui n"aurait pensé à fouler une pelouse jusqu"au jour o j"ai lu l"écriteau : Interdit de marcher sur la pelouse. Depuis, je me suis systématiquement roulé dessus". Le nom...

Une citation ça fait pas de mal...

UN WEBZINE POUR PENSER L' EDUCATION POPULAIRE

Penser l'éducation populaire

Education populaire. Ce concept suppose une définition. Il s'agit d'abord de transformation sociale (et d'une partie de formation non formelle, terme émergeant). Pourquoi cette transformation sociale ? Parce que nous vivons depuis la révolution industrielle dans une société marchande, consumériste, capitaliste, voire alliénante (ceux qui vivent ou ont vécu dans les zones d'habitations concentrées peuvent en attester) qui cherche toujours plus de libéralisme. Depuis, quantité d'individus cherchent le moyen de concilier une vie individuelle et collective qui reste à échelle humaine, qui invente des alternatives, qui se pose la question de son environnement et de ce que cela induit en terme d'avenir. Certains imaginent également de résister à une société très institutionnelle dont l'individu semble parfois n'être que la cinquième roue du carosse... Faire de l'éducation populaire revient donc à se poser ces questions et d'organiser une partie de la société, généralement les couches populaires, en réaction d'un système qui bien souvent leur dictent leurs propres conditions de vie, voire de survie. En cela, l'éducation populaire s'inscrit dans une tradition qui prend ces racines dans l'histoire du travail social (avec ses défauts et qualités). Et son apport aux politiques jeunesse date d'aussi longtemps, parfois inscrit dans le sang et le sacrifice, et avec un avenir qui la transforme grâce aux nouvelles technologies. Pourtant, ceux qui parlent d'éducation populaire le font trop souvent au passé, oubliant qu'entre leur époque et celle d'aujourd'hui, de nombreuses mutations ont eu lieu.

Mais permettez moi tout d'abord un avertissement : ce site est volontairement critique, parfois même provocateur. Je suis dans le milieu des professions sociales et culturelles à destination de la jeunesse et des familles depuis dix-sept ans. La politique de la ville existe environ depuis vingt-cinq ans ; à ce jour, je n'ai quasiment rien vu évoluer (et encore moins positivement). Ces dispositifs qui devaient être provisoires sont devenus une sorte de "droit commun" d'exception. Aux professions historiques (assistants sociaux, éducateurs, animateurs) s'en sont associés d'autres, nouvelles ou pas. Certaines très (trop ?) proches du terrain ; d'autres bien à l'abri dans des bureaux, des services, des bâtiments et parfois même derrière des accueils sécurisés (contrairement à ce qu'on pourrait croire de prime abord, je ne parle pas que des fonctionnaires !). Je ne dis pas en cela que les premieres sont supérieures aux autres, mais il est clair que le langage n'est pas le même, la sensibilité non plus, la temporalité encore moins et les niveaux de technicités, de professionnalisme et d'engagement sont encore plus disparates. Ajoutons à cela que les dispositifs bien souvent territoriaux s'empilent les uns sur les autres avec une quasi absence de lisibilité... Dans ce fatras, chacun protège sa boutique et revendique sa vérité ; oubliant trop souvent que la vérité n'est qu'un patchwork dont chacun possède un bout, y compris les habitants fragilisés des quartiers populaires. Tout cela produit des expériences intéressantes, mais bien trop souvent des incohérences et des communautés épistèmiques qui nuisent à l'action. Dès lors, sans prétendre moi non plus avoir la vérité j'en ai un bout tout de même et je compte bien faire une bonne utilisation pour critiquer et tenter de faire réfléchir sur le sens et l'histoire. Prétentieux ? Peut-être ; mais au moins je me pose des questions...

Ce site s'adresse donc à ceux qui se pensent comme des travailleurs sociaux, ou à ceux en devenir ; à ceux qui pensent le travail social, qui se défoncent pour trouver des solutions à apporter aux populations qu'ils accompagnent, mais qui perdus dans une fuite en avant, perdent de vue la réalité actuelle : il n'existe plus de solution sociale aux problèmes des quartiers. A ceux là je voudrais apporter les fruits de ma propre réflexion, les avertir que face à une mutation qui s'annonce ultra violente, il faut réviser les classiques pour aider ceux qui vont en avoir besoin. L'éducation populaire n'est pas apparue n'importe quand dans l'histoire, et cette dernière, c'est bien connu, ne fait que bégayer... Mais je développe tout cela au fil des pages.

Ce site s'adresse aussi à ceux qui cherche des ressources, que ce soit des livres ou des sites Internet. Je vais également tenter de recenser des expériences originales (et si vous en connaissez n'hésitez pas à le faire savoir) que l'on trouve dans de nombreux quartiers. Vous trouverez également un lexique (mais n'attendez pas du politiquement correct), des définitions, des notes d'actualité, un regard sur l'étranger et bien sûr, différents moyens d'expression : chat et forum.

C'est la troisième version de Politique Jeunesse. Ceux qui me suivent remarqueront qu'à chaque version mon propos se radicalise. C'est un choix. J'ai quitté le service public pour revenir à l'associatif parce que j'en avais assez de ces discours consensuels, ces réunions interminables dans lesquelles il ne faut surtout pas évoquer les freins quand ils sont internes. Et puis le devoir de réserve des fonctionnaires et assimilés, pèse lourd parfois dans les prises de décision. Et pendant ce temps, des familles vont mal, des jeunes perdent toutes illusions, des enfants assimilent les effets de la violence (sous toutes ses formes, y compris institutionnelle) bien trop tôt ; et de plus en plus souvent, des explosions locales se produisent (et des indices me font penser qu'une explosion, plus importante, arrive à grands pas). Là ou régne l'anomie, du moins selon les services territoriaux, se développe en fait une autre société, bien plus complexe qu'il n'y parait et dont nous ne connaitrons bientôt plus les codes qui me semblent de plus en plus puisés (sans le savoir) dans des racines "anarchistes" (refus de toute autorité et particulièrement celle de l'Etat et de ses services). Ce site à pour volonté finale d'appréhender tout ça, d'être un lieu d'échange sur ce sujet, à vous de venir l'enrichir. Merci.

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